www.GerardRebours.com

TABLEAU CHRONOLOGIQUE
XVIème - XVIIIème siècle
Guitares, Luths, Vihuela, Archiluth et Théorbe

Note : si ce tableau ne s'affichent pas en plein écran, si les exemples d'accords (guitare et luths des XVII et XVIIIèmes siècles) se superposent au lieu d'être alignés, avec des caractères trop gros, allez dans le menu Edition / Préférences / Polices de votre navigateur, et réglez la taille de police sur 12, la résolution sur 72. Le problème sera résolu, et pas seulement pour ce tableau.
G
U
I
T
A
R
E
La Guitare du XVIème siècle
(Guiterne, Guiterre, "Guitare Renaissance")

Elle a 4 rangs de cordes à vide, accordés "Sol Do Mi La"accord Guitare Renaissance

avec parfois quelque exception :

- 4 = fa (dit "a los viejos" en Espagne,"à corde avalée" en France)
- 3 = si (Morlaye)
- 2 = mib et 1 = sol (Playford)

La Guitare des XVII et XVIIIèmes siècles
(dite "Guitare Baroque")

Sur la base "La -Ré - Sol - Si - Mi", ses 5 rangs de cordes présentent plusieurs variantes, pricipalement :accord Guitare Baroque 1 ... accord Guitare Baroque2 ou : accord Guitare Baroque3

avec, comme autres possibilités : le 3ème choeur doublé à l'octave supérieur, les deux choeurs graves à l'unisson ou munis de cordes triples, ou encore 5 cordes simples. Vers la fin du XVIIIème siècle, on ajoute un Mi grave double, puis finalement simple : c'est l'accord de la guitare actuelle, "Mi - La - Ré - Sol - Si - Mi".
Les compositeurs n'indiquent pas toujours leur choix concernant l'encordage de l'instrument tel qu'ils l'utilisent. Et ils changent parfois les intervalles entre les cordes (Par ex. : "Sib.Ré.Sol.Do.Fa", "Si.Do.Sol.Do.Mi", etc)

Quelques
publications
A. Mudarra (1546) Barberiis (1549) Gorlier, Morlaye, Le Roy et Brayssing (1550-1554) Fuenllana (1554) Phalèse (1570) Amat (1596 ?) Playford (1652), sources manuscrites. haut de page Montesardo (1606) Foscarini (1625,1640) Corbetta (1639 à 1673) Bartolotti (1640, 1655) Granata (1643 à 1684) Calvi (1646) Sanz (1674) De Visée (1682, 1686) Roncalli (1692) Guerau (1694) Campion (1705) Murzia (1714, 1732) Le Coq (1729) Diesel (C.1740) Merchi (1755 à 1780) Corette (1763) Baillon (1781) ... et diverses sources manuscrites.
L
U
T
H
Le Luth du XVIème siècle
(dit "Luth Renaissance")

D'abord pourvu de 6 rangs de cordes, il en aura 7, puis 8.
6 choeurs : accord Luth 1

8 choeurs : accord Luth 2

avec quelques variantes, notamment pour la doublure du Fa (parfois à l'unisson, parfois à l'octave supérieure.)

Les Luths des XVII et XVIIIèmes siècles
(dits "Luth Pré-Baroque" et "Luth Baroque")

Le luth précédent gagne encore deux choeurs dans le grave au début du XVIIème siècle, puis connait différents accords de transition. Il se stabilise sur un accord dit "nouveau ton", à 11 choeurs à la fin du siècle, et 13 au XVIIIe :
Luth "Pré Baroque" à 10 choeurs : accord Luth 3

Luth "Baroque" à 13 choeurs : accord Luth 4

Après, l'instrument tombera peu à peu en désuétude, et disparaitra totalement au XIX ème siècle.

Quelques
publications
Spinacino (1507) Dalza (1508) Judenkünig (1523) Attaignant (1529) Neusidler (1536) Le Roy (1551, 1568) Da Rippa (1552,...) V. Galilei (1563) Adriansen (1584) Cutting (1596) J. Dowland, sources manuscrites. Bésard (1603, 1617) Ballard (1611) Vallet (1615) Dufaut (1631+ ms) P. Gautier (1638) D. Gaultier (1652) G.Pinel (c 1650) Mace (1676) J. Gallot (c 1681) Bittner (1682) Mouton (c 1690) De Visée (c.1690 ) Logy Kellner Weiss Bach Baron Kohaut Falckenhagen Scheidler, sources manuscrites. haut de page
V
I
H
U
E
L
A
La Vihuela du XVIème siècle
(Vihuela de mano, Viola da mano)

Instrument pourvu de 6 rangs de cordes, accordés comme ceux du luth, mais qui pourraient être tous à l'unisson :

accord Vihuela

Bermudo parle d'une vihuela à 7 choeurs, et Fuenllanaa écrit des pièces pour vihuela à 5 choeurs.

Plus de vihuela après le XVIème siècle

Quelques
publications
Milán (1536) da Milano (1536) Narvaez (1538) Mudarra (1546) Valderrábano (1547) Pisador (1552) Fuenllana (1554) Henestrosa (1557) Daza (1576) Cabezón (1578) haut de page
A
R
C
H
I
L
U
T
H
&

T
H
É
O
R
B
E

Pas encore de théorbe ni d'archiluth au XVIème siècle

© Gérard Rebours
- avec l'aimable autorisation des Cahiers de la Guitare

L' Archiluth, et le Théorbe ou Chitarrone

En continuant à agrandir le registre grave du luth Renaissance, on a obtenu un instrument ayant jusqu'à 14 rangs de cordes, appelé Archiluth.
Le Théorbe - appelé Chitarrone en Italie - est généralement pourvu de 14 cordes simples souvent de boyau, mais parfois de métal (chez Piccinini, par ex) accordées :
accord Théorbe

On trouve cependant des théorbes à cordes doubles, et d'autres avec des cordes supplémentaires dans le grave, destinées à recevoir les notes altérées.
Ces instruments, comme tous ceux de ce tableau, étaient propres au jeu soliste (compositions originales et adaptations) au jeu d'ensemble, à l'accompagnement du chant, aux petites comme aux grandes formations.

Quelques
publications
Kapsberger (1604 à 1640) Melii(1614,1620) Pesaro (c 1615) Castaldi (1622) Piccinini (1623) Fleury (1660) Pittoni (1669) Bartholomi (1669) Delair (1690) Grénerin, Lemoyne, De Visée, Hotman, sources manuscrites. haut de page